Génerale

Les #vendredilecture de Marine – #1

Les #vendredilecture de Marine – #1

Découvrez ce vendredi le livre choisi par Marine, 19 ans, parmi les plus de 2000 ouvrages du centre de documentation de La Fabrique de l’Esprit.

 

Béatrice Fontanel, Le petit musée de Picasso, Editions Gallimard Jeunesse, 2015, 32p.

 

“Picasso, l’Homme Taureau”.

Dans un ouvrage passionnant, d’une simplicité accessible aux petits comme aux grands, sont retranscrits en un court écrit le ressenti et la façon de penser, la vie, de ce grand artiste, Picasso.
Pour quelqu’un qui découvre les œuvres de cet homme aux idées révolutionnaires, cela peut être une expérience déboussolante.
Se retrouver devant ces grandes toiles impressionnantes et aux formes déconcertantes, n’est pas évident, et ce livre explique en détail l’histoire de certaines de ses œuvres les plus connues, leur provenance et la façon dont elles ont été crées, pourquoi. Il nous propose un petit rappel sur la seconde guerre mondiale, et la découverte d’un Titan, célèbre jusqu’au bout du monde, ayant imposé sa présence, son message, pour devenir quelqu’un d’inoubliable.

Tout le monde connaît Picasso, tout le monde a déjà entendu son nom quelque part. Mais qui peut se vanter de connaître ses animaux préférés ?

Les vrais tableaux, vois-tu, si on approche d’eux un miroir, ils devraient se couvrir de buée, d’haleine vivante, parce qu’ils respirent.

Le principe de Picasso était de donner vie à ses œuvres, qu’elles soient peintures, sculptures, découpages ou collages. Leur donner un sens profond mais pas si caché que ça, à trouver dans la simplicité. Fasciné par ce que l’on pourrait considérer comme “déchet”, Picasso a fait de l’art avec tout. Un paquet de cigarettes déchiré, un morceau de nappe de restaurant. On sent une grande sensibilité dans ce qu’il a créé, et cette volonté de leur donner vie en font des pièces d’une
grande valeur émotionnelle, et artistique.
Ce livre renferme de petites anecdotes sur sa vie et font de Picasso quelqu’un qui aurait pu nous être familier, un homme avec un grand cœur, qui pouvait trouver la beauté dans tout ce qui existe. Il nous a fait revoir notre jugement sur le monde, sur l’art, en nous exposant une nouvelle façon de les voir.

De sa plus tendre enfance à sa mort, une œuvre d’art, une histoire.

À découvrir au Centre de Documentation sans plus attendre.

 

Informations adhésion : litote@lafabriquedelesprit.fr

Publié par dans Actualités, Adultes, Centre de documentation, Éditions, Génerale
#L’oeil éclos 10

#L’oeil éclos 10

La pièce noire (Kader Attia)

Un sentiment d’angoisse, dans cette pièce sombre aux issues dissimulées par des rideaux. L’envie de s’approcher de la seule source de lumière présente, dans le fond, petites tâches blanches nous apportant un certain réconfort, infime, mais nécessaire. Observer la rue, comme on le ferait, pour observer une scène interdite par le trou d’une serrure. Cette rue a l’air inaccessible, derrière cette fenêtre peinte de noir, si, loin, mais si près à la fois. Alors on se retourne, tâtonne jusqu’à la sortie, aveuglé par une tâche claire sur sa rétine. La lumière est de nouveau là, et une fois dehors, on retrouve notre vue. C’est une drôle d’expérience, effrayante mais aussi fascinante. Après on se dit qu’on aime, la lumière, on n’a plus envie de la quitter. On revient alors à notre vie d’homme libre.

 

Marine, service civique depuis mai 2019, 19 ans.

 

Visuel : Mémoire de l’oubli, Kader Attia, 2018, installation in situ.
À la fondation Francès jusqu’au 31 août 2019.

Publié par dans Actualités, Génerale, Jeune Public
#L’oeil éclos n°9

#L’oeil éclos n°9

Les couteaux

Au début, je n’ai pas vu les lames. Ce n’était qu’un joli texte, argenté et brillant, aux courbes voluptueuses. Les gants, à côté, je ne savais pas trop ce qu’ils faisaient là. J’ai observé les lettres, et au fur et à mesure, elles ont changé de forme. Des lettres inconnues qui me sont impossibles à lire. Des lettres refusant de s’ouvrir à moi. Des lames intrigantes qui me sont inconnues. Nait alors une frustration qui éveille ma curiosité, me donne envie de connaître cette langue. Mais l’incompréhension me met à distance.

 

Marine, service civique depuis mai 2019, 19 ans.

 

Visuel : Alpha Bêta, Kader Attia, 2009, 28 couteaux aimantés en acier doux représentant des lettres, © Collection Francès
Exposé à la fondation Francès jusqu’au 31 août 2019.

Publié par dans Actualités, Génerale, Jeune Public
COURS D’HISTOIRE DE L’ART – Nouvelles séances

COURS D’HISTOIRE DE L’ART – Nouvelles séances

Choisissez votre horaire et votre thématique parmi les prochains créneaux des cours d’histoire de l’art adulte !

> 22 et 23 mai, 17h00-18h00 : L’Art & le vivant

> 29 mai, 15h30-16h30 : La Renaissance italienne

> 5 et 6 juin, 15h30-16h30 : L’âge d’or flamand

> 12 et 13 juin, 15h30-16h30 : L’évolution de la peinture

> 19 et 20 juin, 15h30-16h30 : La photographie contemporaine

> 26 et 27 juin, 15h30-16h30 : École du Bauhaus

> 3 et 4 juillet, 15h30-16h30 : Le romantisme allemand

Aucun créneau ne convient à votre emploi du temps ?

Contactez la Fabrique de l’Esprit pour en savoir plus sur les autres horaires possibles : litote@lafabriquedelesprit.fr

Pendant l’été, les cours d’histoire de l’art vont développer de nouvelles idées et reviendront à la rentrée rien que pour vous. Très belles vacances à tous !

 

Visuel : Andy Warhol, « Campbell’s Soup Complete Portfolio », 1969

Publié par dans Actualités, Adultes, Centre de documentation, Génerale, Scientifique
Clément Borderie – Résidence Art & Sciences

Clément Borderie – Résidence Art & Sciences

Clément Borderie, artiste senlisien, est en résidence pour La Fabrique de l’Esprit au parc écologique de Senlis

Dans le cadre du dispositif Senlis, un(e) artiste, la Mairie de Senlis proposait à Clément Borderie d’installer ses structures au cœur du parc écologique senlisien le 13 février dernier.

A l’initiative de l’artiste, la Fabrique de l’Esprit l’invite pour sa résidence Art & Sciences à développer avec lui un programme éducatif pour les écoles, collèges et lycées du territoire, pour l’année scolaire 2019-2020.

La première action de ce programme aura lieu au printemps 2019, puisque des élèves de lycée vont installer aux côtés de l’artiste les toiles sur les structures actuellement installées dans le parc, afin de recueillir les traces et sédiments de la nature au gré des journées et des saisons.

 

Le programme Art & Sciences

Depuis 2016, La Fabrique de l’Esprit explore la porosité entre arts et sciences, pour permettre au sujet scientifique de se révéler avec la création artistique, en lien avec les préoccupations environnementales actuelles.

L’association s’investit dans cette expérimentation à travers ses résidences #LeLab, qui ont accueilli Mathieu Corticchiato et Lucas Dauverge, puis Amandine Arcelli.

Elle développe aussi des programmes éducatifs sur cette thématique, avec les plus jeunes autour de l’exposition de Claire Morgan à la Fondation Francès en 2017, et avec les collèges et lycées autour de la bio-inspiration et de l’art et le vivant.

 

La résidence d’artiste

Elle permet à un artiste de développer ses recherches et sa création en immersion dans une structure, une entreprise, un atelier, ou, dans ce cas précis, un lieu ouvert. Il peut ainsi prendre le temps de travailler son processus créatif et de s’immerger dans le lieu qui l’accueille.

Au parc écologique, Clément Borderie travaillera ainsi en lien avec la nature et récupèrera, grâce à ses toiles tendues sur ses structures métalliques, l’empreinte du hasard de la vie naturelle du parc.

 

 

L’artiste               

Clément Borderie crée des installations qui s’apparentent à l’art de la sculpture et de la peinture. Il veut capturer l’essence d’un lieu, créer sa carte d’identité spatio-temporelle, et révéler ce qui est imperceptible, c’est-à-dire ces petits détails qui nous échappent ordinairement. Dans la nature, il installe des structures métalliques de formes et de tailles variées, sur lesquelles il étire des toiles. Dans ce type d’installation, il laisse les toiles réagir avec les éléments qui se traduisent par des motifs et des marquages uniques au fil du temps et de la transition des saisons. Désormais, ces toiles blanches deviennent un espace de création expérimentale.

Né en 1960 à Senlis, l’artiste est diplômé des Manufactures Nationales des Gobelins-Mobilier National Paris en 1983, et vit et travaille à Paris.

Il est particulièrement attaché à la transmission de son travail auprès du jeune public. La Fabrique de l’Esprit l’accompagne donc dans la médiation de son œuvre auprès des scolaires.

 

Les étapes du projet

Février 2019 : installation des structures dans le parc, dites « matrices ». Elles ne forment pas les œuvres, mais accueilleront les toiles au printemps.

Printemps 2019 : avec l’aide des lycéens de la région, mise en place des toiles sur les matrices, en compagnie de l’artiste.

Septembre 2019 : lancement des programmes éducatifs avec les écoles, collèges et lycées territoriaux. Les lycéens ayant posé les toiles sur les structures découvriront les premières marques de la nature sur les toiles.

 

 

Projet en évolution >> suivez notre actualité sur ce projet sur @lafabriquedelesprit, présente sur Facebook et Instagram !

Publié par dans Actualités, Artistes, Génerale, Jeune Public, Résidence, Scientifique, Scolaires
#Education PEPS – Bio-Inspiration au Lycée Hugues Capet

#Education PEPS – Bio-Inspiration au Lycée Hugues Capet

Le Parcours d’Éducation de Pratique et de Sensibilisation à la culture réalisé avec le Lycée Hugues Capet porte cette année sur la Bio-Inspiration.

A partir d’une découverte théorique des formes bio-inspirées et du recyclage de matériaux pour effectuer des créations plastiques, les élèves se sont penchés sur les 4 éléments constituant la nature : l’eau, le feu, la terre et l’air.

Séance 1

Les élèves ont étudié la bio-diversité de leur cour et ont analysé les éléments naturels, leur esthétique et leur praticité, pour inspirer des créations futures.

  

Séance 2

Les élèves ont cette fois-ci creusé le sujet du recyclage et de la transformation des matériaux, œuvres à l’appui. Ils ont précisé leur intention autour des 4 éléments naturels :

  • Feu => fertilité d’une terre brulée, traces
  • Air => vent conduit la circulation les odeurs et des particules
  • Eau => ressource vitale indispensable au cycle de vie
  • Terre => le point de départ, l’enracinement, le point final

Chaque groupe de travail a pris des notes à partir de l’étude du vivant dans leur cour, réalisé les premiers croquis et récolté des matériaux pour la réalisation matérielle de leur projet lors des prochaines séances.

  

Séance 3

Cette séance s’est déroulée en compagnie de l’artiste senlisien Clément Borderie, qui a présenté son travail. Les élèves lui ont, à leur tour, expliqué leurs projets, et ont réalisé leurs créations plastiques avec les conseils de l’artiste.

Chaque groupe a avancé sur la définition de son projet autour du vivant :

  • Groupe 1 (Clara, Lana, Lucas et Simon) : un planisphère à partir de matériaux naturels et recyclés
  • Groupe 2 (Léa et Marie) : une fausse poubelle en matériaux vivants d’où coulent des éléments plastiques et déchets récupérés dans l’établissement
  • Groupe 3 (Chloé, Constance, Eve, Maëlle et Marie-Lou) : mobile suspendu à un arbre du patio par des fils de pêche dont les éléments accrochés viendront s’entre-choquer pour créer une sonorité
  • Groupe 4 (Anne-Laure, Axelle, Lynda et Wilnye) : un feu en action dans le patio, dont les flammes seront représentées par des éléments floraux décoratifs
  • Groupe 5 (Karine et Mariam) : structure suspendue éphémère, composée en partie de matériaux biodégradables ou naturels (cartons, fleurs, terre…).
  • Groupe 6 (Yaaser, Naofal et Loïc) : reconstitution d’un arbre à partir de différents éléments
    récupérés dans la cour de l’établissement
  • Groupe 7 (Tess) : arbre dont la base serait une bouteille plastique et d’où émergeraient un ensemble d’éléments hybrides

 

La séance 4 sera celle de la restitution du projet.

Publié par dans Actualités, Génerale, Jeune Public, Scolaires
#Education – Réparation au lycée La Hotoie

#Education – Réparation au lycée La Hotoie

Les élèves de 1ère du Lycée La Hotoie à Amiens ont travaillé cette année sur la thématique de la réparation, autour de l’exposition de Kader Attia dédiée à la « Mémoire de l’Oubli » à la Fondation Francès à Senlis. Ils ont découvert les notions de traumatisme, de réparation physique et psychique et de cicatrisation, et ont imaginé des créations plastiques et circassiennes, selon leur spécialité, à partir de ces apports théoriques.

Séance 1 : sortie culturelle à la Fondation Francès

Découverte des œuvres de Kader Attia autour de la notion de Cultures, entre richesses et faiblesse en salle, puis visite de l’exposition.

3 notions sont abordées avec les lycéens, le rejet de l’Autre, la quête d’identité culturelle et la fusion des cultures, à l’appui d’œuvres de l’artiste telles que Alter-Ego, 2000-2002, Hallal, 2004, Fridges, 2006, ou encore Ghost, 2007, pour ne citer qu’elles. Découvrez-en plus sur l’artiste sur le site de la Fondation.

Les élèves ont ensuite découvert l’exposition, composée d’œuvres plastiques, telles que Syrian Shells, 2015 ou Alpha Beta, 2009, d’installation, telle que Mémoire de l’Oubli, 2018, et vidéo, telle que Réfléchir la Mémoire, 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la découverte de l’installation immersive Mémoire de l’Oubli, les élèves ont rédigé un témoignage à partir de leurs ressentis.

 

Séance 2 :

En classe, les élèves ont abordé lors de cette deuxième séance les évolutions scientifiques de la réparation. Comment les avancées médicales ont permis des réparations physiques différentes, et comment ces réparations sont représentées dans l’art. (greffe, excroissances,…).

A partir de ces éléments, ils ont débuté leurs réflexions plastiques sur la réparation, via des collages, modelages, dessins, vidéos… La forme n’était pas imposée et les élèves ont pu choisir le médium qu’ils préféraient pour la restitution de leur travail.

 

Premières productions inspirées des œuvres de Kader Attia et Liu Bolin.

 

Séance 3 :

Les élèves ont poursuivi leurs découvertes sur la question de la réparation et son traitement par les artistes, en travaillant sur les notions d’engagement, de critique ou de réécriture de l’histoire par ces derniers.

Ils ont ensuite travaillé sur une recherche plastique autour du masque, par des médiums variés tels que la sculpture, le collage ou la vidéo. Cette thématique induit des questionnements autour de la différence physique, qu’elle soit due au vieillissement ou à la blessure, et de l’image de soi, avec l’utilisation du miroir et de maquillage.

   

Les élèves ont utilisé des visages de poupées, des applications sur smartphone et des mannequins pour leurs créations.

 

Séance 4 :

La  dernière séance était dédiée à la finalisation des créations plastiques des élèves. Photographie, collage, sculpture, vidéo, assemblage, installation,… ils ont rassemblé les éléments élaborés jusqu’ici et peaufiner les détails de leurs œuvres.

   

 

Les élèves restitueront leurs créations le 20 mai 2019 auprès des autres classes et des enseignants du Lycée La Hotoie d’Amiens.

Merci à eux pour leur inventivité et leurs réflexions plastiques très poussées, et directement inspirées des artistes et mouvements qu’ils ont découvert lors des séances !

Publié par dans Actualités, Génerale, Jeune Public, Scientifique, Scolaires
#Education – Bio-inspiration au lycée d’Amyot d’Inville

#Education – Bio-inspiration au lycée d’Amyot d’Inville

La classe de 1ères du Brevet des Métiers d’Art du Lycée Amyot d’Inville à Senlis s’est associée à nous afin de découvrir la Bio-Inspiration dans l’art et l’architecture, et créer des formes bio-inspirées à partir de l’artichaut, thème choisi pour leur Journée des Arts du 6 et 7 avril 2019. Les élèves ont ainsi étudié minutieusement le fonctionnement de l’artichaut et sa construction biologique pour imaginer des objets design et des architectures à partir de matériaux recyclés.

Séance 1

Cette séance théorique a permis aux élèves de connaître et de comprendre les notions de bio-inspiration, de bio-mimétisme  et de bio-art, avec un focus particulier accordé à la bio-architecture. Les élèves ont choisi de travailler sur l’artichaut, ils vont donc créer des structures bio-inspirées à partir de ses qualités esthétiques et fonctionnelles.

Séance 2

Ciblée sur l’artichaut, sa description, ses caractéristiques techniques et ses formes, la séance 2 a permis aux lycéens de bien connaître l’élément qu’ils ont choisi pour leurs créations bio-inspirées. Ils ont ainsi appris à observer et étudier la nature en détails.

Ils ont aussi découvert des exemples d’architectures, d’arts décoratifs et d’objets du quotidien dont la forme rappelle celle de l’artichaut : fontaines, bâtiments,… A partir de ces exemples, les lycéens ont déterminé leurs premières idées de projet.

Séance 3

Les élèves ont attaqué lors de cette séance la partie pratique : ils ont ouvert les artichauts, les ont étudiés, analysés, découpés, afin de les connaitre dans le moindre détails. Leur croquis et dessins aboutiront à des projets de créations lors des prochaines séances.

  

Séance 4 & 5

Les deux dernières séances étaient dédiées à la pratique artistique. A partir de leurs connaissances accumulées sur l’artichaut et leurs dessins et analyses, les lycéens ont réalisé des maquettes et réalisations 3D à partir de matériaux récupérés, recyclés et recyclables. Carton et argile vont par exemple être intégrés à leurs structures bio-inspirées. Elle seront exposées dans l’espace Volume, lieu d’exposition du lycée.

  

Ce vendredi 5 avril, ils restitueront leurs créations bio-inspirées devant l’ensemble de leurs enseignants et camarades.

Publié par dans Actualités, Génerale, Scientifique, Scolaires
Les #vendredilecture de Louise – #1

Les #vendredilecture de Louise – #1

Découvrez ce vendredi le livre choisi par Louise, 23 ans, parmi les plus de 2000 ouvrages du centre de documentation de La Fabrique de l’Esprit.

 

Véronique Dalmasso, Façons d’endormis, Le sommeil entre inspiration et création, Éditions Le Manuscrit, Via Artis, 2012, 164p

Ce livre dresse un panorama du sommeil dans toutes ses déclinaisons.

La symbolique. Le livre s’ouvre sur le rapport de parenté qu’entretient le sommeil avec la mort. La peur à l’égard de cet état d’inconscience s’incarnait par exemple à la Renaissance par l’absence de représentations d’enfants endormis. Seul le Christ pouvait alors être représenté dans cet état, la promesse de sa résurrection désamorçant cette crainte. Le sommeil est également tenu pour susciter un éveil des sens, ses représentations étant le plus souvent empreintes de sensualité comme semblent le mettre en évidence les perceptions des figures endormies de Titien.

Les connotations. Souvent réprouvé moralement puisque associé à la paresse comme l’illustrent les figures marginales que sont les soldats réveillés par l’appel aux armes dans la peinture hollandaise du XVIIe siècle, il est loué pour ses bienfaits par les peintres et caricaturistes des XVIIIe et XIXe siècles.

Le sommeil comme passage. Cette perte de conscience rend possible l’accès à la révélation divine et onirique. Les symbolistes, au XIXe siècle, y voient par exemple l’opportunité d’explorer des territoires situés au-delà de la conscience, puisant leur inspiration dans le rêve.

Si l’on se laisse aller à une série de bâillements c’est seulement par l’effet de « la loi de la réminiscence et de l’imitation du bâillement » à la lecture du chapitre consacré aux signes avant-coureurs du sommeil. Ce livre au lieu de nous assurer un prompt endormissement parvient à nous maintenir en éveil par la diversité des représentations iconographiques des figures d’endormis évoquées mais aussi par la citation de discours scientifiques sur le sommeil pour le moins surprenants.

 

Suite à la publication de cet ouvrage, l’auteur, Véronique Dalmasso, a sollicité en 2012 un partenariat entre l’Université de Picardie Jules Verne, le FRAC Hauts-de-France et la Fondation Francès pour créer une exposition commune dans ces deux lieux sur cette thématique du sommeil, vue par les artistes contemporains. Cette proposition a vu naître une exposition, Façons d’endormis, en deux temps. D’abord visible au Frac Hauts-de-France du 29 novembre 2012 au 14 février 2013 avec une sélection de la collection du FRAC et de la collection Francès, des œuvres allant d’Andres Serrano à Yan Pei Ming, en passant par Arnulf Rainer et Nan Goldin. Le deuxième temps a pris corps au sein de la Fondation Francès du 8 mars au 4 mai 2013, montrant également des œuvres issues de ces deux collections avec Joana Vasconcelos, Annette Messager, Robert Mapplethorpe ou bien encore Hans Op de Beeck.

 

Publié par dans Actualités, Adultes, Centre de documentation, Éditions, Génerale, Scientifique