#Education – Collège Ferdinand Bac

La Fabrique de l’Esprit poursuit ses projets scolaires avec le CDDC  « Les droits des femmes, entre Art et Histoire » au collège Ferdinand Bac de Compiègne.

En deux séances, les élèves ont travaillé sur l’évolution des droits des femmes et ses figures emblématiques, d’Olympe de Gouges (1748-1793, a écrit la « Déclaration de la femme et de la citoyenne ») à Coco Chanel (1883-1971) en passant par Georges Sand (1804-1876, écrivaine française et seule femme du XIX° siècle à vivre de sa plume et qui porte le pantalon), Simone de Beauvoir (1908-1986) ou Simone Veil (1927-2017, femme d’état française, ministre de la Santé, en 1975 : Loi Veil autorisant l’IVG (avortement)), ainsi que sur les artistes qui ont contribué à cette émancipation, telles que Rosa Bonheur, Niki de Saint-Phalle, Michel Journiac ou encore Orlan, pour ne citer qu’eux.

Art, histoire, mode, création se mêlent dans ce projet pour faire connaître l’histoire des droits des femmes.

Depuis toujours, les femmes ont dû faire face à une société les reléguant à un rang inférieur à celui des hommes, et les droits acquis aujourd’hui l’ont été suite à une lutte constante pour l’égalité : droit de travailler, de sortir librement, de posséder un compte bancaire et un chéquier, de voter, de s’habiller comme elles le désirent, etc.

 

Pour aller plus loin, La Fabrique de l’Esprit propose d’ouvrir sur un sujet d’actualité :

Un nouveau mouvement féministe contemporain, la réapparition des sorcières !

Le livre de Mona Chollet, « Sorcières, la puissance invaincue des femmes », paru cette année, a fait ressortir l’histoire oubliée des sorcières, et leur extermination en Europe à partir du 16ème siècle. La journaliste montre par ses recherches que cette chasse aux sorcières a laissé des traces, et créé une pression sociale toujours d’actualité, par exemple sur les femmes sans enfants, seule après 40 ans, possédant un chat, …

La Revue Sorcières, créée par Xavière Gauthier en 1976, rassemblait déjà des femmes souhaitant écrire des textes libérés du vocabulaire masculin et exprimer leur créativité, comme l’auteure Marguerite Duras.

Xavère Gauthier disait : « Je voudrais que Sorcières soit un lieu ouvert pour toutes les femmes qui luttent en tant que femmes, qui cherchent et disent (écrivent, chantent, filment, peignent, dansent, dessinent, sculptent, jouent, travaillent) leur spécificité et leur force de femme (…) ».

La Women’s International Terrorist Conspiracy from Hell (W.I.T.C.H.), qui signifie en français « la conspiration internationale des femmes terroristes venues de l’enfer », est un mouvement né aux Etats-Unis dans les années 1960, qui dénonce la dominance patriarcale et reprend le symbole de la sorcière pour porter ses revendications de manière théâtrale. Aujourd’hui, ces militantes se rassemblent à nouveau pour protester face aux idées misogynes de Donald Trump, le président américain.

En France, des groupes de ce type apparaissent aussi, tel que le Witch Bloc Paname, à Paris.

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