Artistes

Tintoret au palais des Doges, Venise – Septembre 2018

Tintoret au palais des Doges, Venise – Septembre 2018

À l’occasion de son 500ème anniversaire, l’artiste fera l’objet d’une rétrospective au palais des Doges à Venise en septembre prochain. Alors qu’une exposition au palais du Luxembourg se concentre sur la jeunesse de l’artiste.

Choisi pour décorer le plafond de la salle du conseil de la Scuola Grande di San Rocco, cet admirateur de Michel-Ange et Titien remporte par la suite l’ensemble des commandes de la prestigieuse confrérie. L’édifice va devenir un monument tout entier dévolu à sa gloire.

Dès ses débuts, Tintoret veut casser les codes de la création picturale. Il affiche une ambition démesurée, celle d’égaler les plus grands.

Artiste de condition simple, Tintoret, qui doit son surnom Tintoretto – «  le petit teinturier » à la profession de son père, souhaite par son art s’élever au sommet.

Ses compositions surprennent, jouant avec la perspective et détournant les règles. L’artiste né à Venise en 1519 remporte un franc succès. Les puissantes Scuole de la République de Venise ne jurent alors que par lui.

C’est avec le Miracle de l’esclave que Tintoret marque définitivement les esprits. L’oeuvre fait un bruit tel à Venise que Tintoret est désormais considéré à l’égal de Titien. Plus rien n’arrêtera l’ascension du nouveau dieu de la scène picturale vénitienne.

Quatre siècle plus tard, Jean-Paul Sartre constate à son tour que « sous le pinceau du Tintoret, la peinture s’est fait peur ».

Source: « Le plus terrible esprit qu’ait jamais connu la peinture » Beaux-Arts Magazine, N°405 Mars 2018, page 63

 

En parallèle, le temps d’un cours, La Fabrique de l’Esprit® propose d’aborder la Renaissance italienne par le prisme des créations contemporaines : inspirations ? détournements ? A découvrir à la fondation Francès. Réservation : litote@lafabriquedelesprit.fr / +33 344 562 135

 

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#ClubUnesco – Ecole de la paix #4

#ClubUnesco – Ecole de la paix #4

Les actions de l’École de la paix

Le recours à la création artistique fait déjà partie de notre panoplie lorsque nous permettons à des enfants et des jeunes de s’exprimer, notamment, par le dessin, la peinture et la poésie.

En faisant peindre des enfants d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, l’un de nos partenaires, l’association Constellation, agit précisément pour leur développement humain, économique et culturel avec le « motto » : « L’art pour faire grandir et relier les enfants dans le monde ».

Nous avons directement mis l’art au service de la construction de la paix lorsque, d’une expérience en Colombie, nous avons fait une action d’éducation globale. En effet, nous intervenons dans une des régions les plus violentes du pays, l’Uraba, afin de lutter pour la vie et pour un développement respectueux des traditions et de l’environnement. Il s’agit d’un projet à dimension humaine, et au-delà de l’art pour l’art, d’être solidaire de la création d’un centre culturel dans cette région de Colombie où il constituerait une alternative à la culture de violence qui continue d’y sévir.

L’École de la paix choisissait également de fabriquer un outil pédagogique basé sur une série de six toiles de Kintana « Lettres noires ; calligraphie de l’origine » (cf dessin) qui est une représentation de l’aventure humaine dans son environnement, une allégorie, à la fois, du développement durable et du vivre-ensemble. L’artiste, pénétré de ses convictions, parlait bien, lui, d’un « camino por la paz », d’un chemin pour la paix.

Dans la grande promesse d’une culture de la paix qu’il faut fonder sans relâche, il est bien de notre vocation de montrer toute l’importance du rêve artistique pour accéder plus sûrement à la réalité de la paix.

Par Richard Pétris, Président de l’École de la paix, Grenoble (38), France

 

Visuel : Christine Spengler, Enfants nageant dans le Mékong, 1974, détail

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#ClubUnesco – Ecole de la paix #3

#ClubUnesco – Ecole de la paix #3

Quand la photographie de guerre réveille l’opinion

Revenons au travail des deux photographes de guerre, Christine Spengler et Eddie Adams.

Nous savons à quel point la guerre du Vietnam a été un des derniers conflits dans lequel les journalistes et les photographes ont pu travailler dans une incroyable liberté pour « couvrir » tous ses aspects, des plus anodins aux plus impressionnants, et combien cette liberté d’expression a joué un rôle déterminant dans la façon dont les publics concernés, la population américaine en particulier, mais aussi l’opinion internationale, ont pu s’appuyer sur ces informations pour se faire une idée de cette guerre et, finalement, s’en désengager et la rejeter massivement à force de manifestations et de boycotts.

Quand on sait le nombre de photographies exceptionnelles, à la troublante, voire diabolique beauté, qu’a produit ce conflit, on peut effectivement se poser la question du lien entre l’art photographique et la guerre et la paix. Puisque la beauté, que l’on associe à l’art, a joué un rôle certain dans la situation à laquelle les photos de Catherine Spengler et Eddie Adams nous invitent à nous intéresser, c’est bien de cette beauté, à travers l’art, que nous devons nous préoccuper. Irons-nous jusqu’à en déduire, en se référant à une formule célèbre, que c’est bien la beauté et l’art qui « sauveront le monde » ?

Par Richard Pétris, Président de l’École de la paix, Grenoble (38), France

 

Visuel : Christine Spengler, Le bombardement de Phnom-Penh, 1974 ©Collection Francès

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#ClubUnesco – Ecole de la paix #2

#ClubUnesco – Ecole de la paix #2

Les oeuvres proposées

Par cette thématique  » Art et Paix  » la question de la paix est de nouveau abordée en opposition au phénomène de la guerre et se rapporte aisément à notre objet social : l’éducation mise au service de la construction de la paix.

Le choix d’oeuvres de La Fabrique de L’Esprit porte sur le rappel d’événements qui font historiquement partie des origines de notre organisation, l’Ecole de la paix. Avec la tragédie des guerres d’Indochine, du Vietnam et du Cambodge et en particulier le sort des « boat-people » vietnamiens et des rescapés du génocide khmer rouge accueillis sur notre territoire grenoblois, ces évènements nous ont poussés à une réflexion et une action plus globales sur les conflits eux-mêmes, leur résolution et leur prévention.

Avec cette photo du bombardement de Phnom Penh et celle d’enfants se baignant dans le Mékong, toutes les deux de 1974, et cette autre de cette exécution en pleine rue, à Saïgon, pendant la fameuse offensive du Têt, nous pouvons relater notre engagement dans cette partie du monde. Nous agissons bien au-delà des horreurs de la guerre. Par exemple, en vue de consolider la paix au Cambodge, nous accompagnons le développement global de celui-ci par des propositions d’éducation à plusieurs niveaux (scolaire, universitaire et professionnel) et en informant sur les menaces que fait peser sur son développement la surexploitation des ressources naturelles du pays.

Par Richard Pétris, Président de l’École de la paix, Grenoble (38), France

 

Visuel : Eddie Adams, Moment of execution – Vietnam, 1968 ©Collection Francès

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#ClubUnesco – Ecole de la paix #1

#ClubUnesco – Ecole de la paix #1

L’exercice de décryptage et de réflexion que nous propose l’association La Fabrique de l’EspritLES AMIS de la fondation Francès autour de la thématique commune  » Art et Paix « , dans le cadre des activités du Réseau des Clubs Français pour l’UNESCO, va donc s’appuyer, en ce qui concerne l’Ecole de la paix, sur trois photographies sélectionnées pour elle dans la collection Francès et qui nous placent, d’emblée, dans une position particulièrement intéressante pour ouvrir un tel chantier, en nous permettant de parler d’Histoire et d’éthique en même temps que d’esthétique.

Par Richard Pétris, Président de l’École de la paix, Grenoble (38), France

 

               

 

Visuels : Christine Spengler, Le bombardement de Phnom-Penh, 1974 ©Collection Francès

Eddie Adams, Moment of execution – Vietnam, 1968 ©Collection Francès

Christine Spengler, Enfants nageant dans le Mékong, 1974 ©Collection Francès

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#Résidence bio-inspirée – Montage 1

#Résidence bio-inspirée – Montage 1

Samedi 21 avril 2018 – livraison des plaques de verres pour accueillir les belles fourmis de la résidence bio-inspirée de Lucas Dauvergne et Mathieu Corticchiato à la Fondation Francès.
C’est avec impatience que nous attendons demain pour voir prendre forme le futur habitat des fourmis, avant de les voir en actions créer un cocon qui fera oeuvre.
Mercredi, nous accueillons les artistes pour la construction des vivarium en direct…
#résidence #bioinspiration #artistes #designers #art #vivant #fourmis #montage #régie #fondationfrances #verre #impatience @stu-dio #lafabriquedelesprit #fde
                          
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Terence Koh

Terence Koh

Né à Beijing (Chine) en 1977, Terence Koh est un artiste de nationalité canadienne qui a longtemps travaillé sous le pseudonyme « Asian Punk Boy ». Dessins, sculptures, vidéos, performances, internet… autant de médiums exploités par l’artiste. Ses travaux abordent homosexualité, culture punk et pornographie, sous-culture gothique et fétichisme. Il s’inspire des travers de notre société contemporaine, emprunte d’une décadence engendrée par luxe et profusion. Dôtées d’une sensualité magnétique, entre obsession de la fragilité confrontée à la rudesse des matériaux employés, ses œuvres se démarques et se remarquent.

 

Terence Koh est représentée à travers trois œuvres phares de la collection Francès :

  • The Camel was God, The Camel was Shot, bronze et patine blanche à taille humaine, hypnotise par sa pâleur, 22 x 179 x 55 cm, 2007.
  • Untitled (white head), pièce unique composée d’une sculpture représentant une tête, paraît huler, emprisonnée dans une cage de verre. 54 x 31,8 x 50,5 cm, 2006.
  • Treasure your Vanity, pièce unique, crâne trouvé, cire pigmentée, peinture et laque. 30 x 15 x 23 cm, 2007.

 

L’ensemble de la collection Francès est à découvrir sur www.fondationfrances.com.

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Irving Penn

Irving Penn

Artiste de la collection Francès, Irving Penn est considéré comme un des plus talentueux photographe de mode du XXème siècle. Evénement phare de la rentrée culturelle 2017, le Grand Palais offre cette saison une grande exposition en hommage aux centenaire de sa naissance.

Entre simplicité élégante et rigueur, le maître nous transporte.

 

A découvrir au Grand Palais jusqu’au 29 janvier.

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