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Redécouverte de l’œuvre d’André Borderie au Lycée Amyot d’Inville, Senlis – Séance 4

Redécouverte de l’œuvre d’André Borderie au Lycée Amyot d’Inville, Senlis – Séance 4

Pour cette quatrième séance, les élèves se sont retrouvés sur le terrain face à l’œuvre pour lancer une étape primordiale du projet : redonner de la visibilité à l’œuvre d’André Borderie, issue du dispositif 1% artistique. Ils ont ainsi débuté le travail sur la végétation autour de la sculpture. A l’occasion de cette séance, les élèves ont pu rencontrer Nicolas Renoud, jardinier à la Mairie de Paris.

 

 

Rencontre avec Nicolas Renoud, jardinier

Doté d’une formation en l’histoire de l’art, Nicolas Renoud est jardinier à la Mairie de Paris. Il réalise une reconversion professionnelle par passion grâce à un CAP. Il s’occupe aujourd’hui des jardins autour de la Basilique du Sacré-Cœur, dans le 18èmearrondissement de Paris.

La première heure de la séance fut consacrée à la compréhension des enjeux de la végétation dans un ensemble paysager, en passant tout d’abord par l’identification des végétaux. Il est possible de tailler, d’arracher mais aussi de planter pour apporter du vivant. Le principal problème s’est porté sur le bambou. Très invasif, il prolifère rapidement et les racines se développent en surface. Leur déracinement est fortement recommandé. L’eleagnus, autre arbuste présent, est également problématique car très irritant et allergisant.

 

Début du travail autour de l’œuvre sur le terrain

La deuxième partie de la séance a sonné le début des travaux sur la végétation. Dans un premier temps, les élèves et les agents techniques ont identifié et choisi les végétaux à conserver, à tailler ou à enlever par rapport à la forme et aux tonalités de l’œuvre. Ils ont également appréhendé le vocabulaire des outils comme le loucher ou le piémontoire liés à la taille et au déracinement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nicolas Renoud a notamment montré aux élèves comment déraciner les bambous en expliquant leur système racinaire. Certains arbustes comme l’eleagnus ont ensuite été taillés par les élèves volontaires. Les arbres les plus imposants seront coupés par les agents techniques du lycée.

Le prochain rendez-vous se fera également autour de la sculpture pour faire le point sur la végétation, poursuivre les opérations d’élagage et préparer les installations en termes de mobilier autour de l’œuvre. Enfin, un cahier d’intention paysager, numérique et physique, va être créé et sera mis à disposition durant l’exposition.

 

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Lycée Pierre Mendès – PEPS AFRICA 2020

Lycée Pierre Mendès – PEPS AFRICA 2020

La Fabrique de l’Esprit est intervenue au Lycée Pierre Mendès à Péronne dans le cadre d’un dispositif régional de l’Education nationale nommé PEPS. Dans le cadre de la Saison Afrique 2020, l’association a proposé un projet qui vise à mettre en lumière les problématiques sociétales et culturelles en Afrique s’appuyant sur les œuvres d’artistes contemporains comme Pascale Marthine Tayou, Lynette Yiadom Bokaye, Muholi Zanele.

Introduction et apports théoriques 

Dans un premier temps, les intervenantes ont présenté les apports théoriques sur la notion d’art africain : présentation géographique, démographique et historique de l’Afrique de 1880 à aujourd’hui afin de comprendre le contexte de l’art contemporain en Afrique. Plusieurs notions importantes ont également été définies : contemporain, colonisation, diaspora, anthropologie, panafricanisme, négritude ou encore le wax.

En outre, la Saison Africa 2020 a été introduite aux élèves ainsi que les enjeux et problématiques abordés par les artistes africains à travers leurs œuvres. Cette première partie théorique a permis aux élèves de prendre conscience des différents enjeux liés à l’art contemporain de nos jours.

Sensibilisation et création

L’objectif principal de ce projet est de sensibiliser les élèves aux recherches liées à l’art contemporain et aux problématiques sociétales. Outre la découverte de ces artistes contemporains africains, il s’agit également d’interroger le rapport entre arts, société et histoire.

Cette sensibilisation passe aussi et, avant tout, par la mise en route d’un processus créatif réalisé à partir d’objets recyclés, réinterprétés (sculpture, collage, photographie, installation) issus de pièces industrielles. Chaque groupe d’élèves y aborde une problématique différente : discrimination, migration, « sapologie » et environnement.

 

Les différents groupes ont travaillé durant plusieurs séances sur leur création. De l’atelier de soudure aux photos et vidéos montages en passant par la sculpture en laine de verre, la gravure ou encore l‘assemblage, les méthodes de création choisies par les élèves ont été variées.

La dernière séance sera, pour les élèves, l’occasion de travailler sur les cartels et la médiation liée à leurs œuvres. L’accrochage du projet et des œuvres dans la galerie Picabia de leur lycée est également prévu (cf. plan de la salle de la galerie).

 

Planning prévisionnel   

  • Séance n°1 : 12 janvier 2021 – 10h 13h

Présentation de l’association et du Peps

Les apports théoriques : « L’Art Africain et un focus sur une sélection d’artistes », les matériaux de récupération, l’art et les notions d’identité, histoire et environnement, le marché de l’art..

Visite de la Galerie Picabia

  •  Séance n°2 : Lundi 25 janvier 2021 – 10h-13h

Retour sur l’apport théorique – Création d’outils de médiation à travers la musique.

Confirmation des thèmes : Présentation et sélection des maquettes

  • Séance n°3 : Vendredi 29 janvier 2021- 9h00-12h

Finalisation des maquettes, plan de production et rédaction (cartels et médiation)

Production des œuvres et technique de soudure.

  • Séance n°4 : Vendredi 12 février 2021- 9h-12h

Usage des maquettes, plan de production et rédaction (cartels et médiation)

Finalisation des productions artistiques et technique de soudure.

Accrochage du projet et des œuvres. Finaliser les supports de médiation et présentation orale.

  • Séance n°5 : mercredi 24 mars à 9h00

Finalisation des maquettes, plan de production et rédaction (cartels et médiation)

Accrochage du projet et des œuvres.

Finaliser les supports de médiation et présentation orale.

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1% artistique autour de l’oeuvre d’André Borderie au Lycée Amyot d’Inville, Senlis – Séance 3

1% artistique autour de l’oeuvre d’André Borderie au Lycée Amyot d’Inville, Senlis – Séance 3

Les élèves ont présenté individuellement leurs projets de mise en valeur de l’œuvre d’André Borderie. Planches d’inspirations, dessins, croquis, peintures, recherches, collages… ont traduit leurs réflexions. Toutes ont reflété une volonté de s’approprier l’œuvre, d’en faire un espace de rencontre, un point de rendez-vous. La mise en lumière est un axe clé pour valoriser l’œuvre, bien pointé par les élèves tant pour l’intérieur que depuis l’extérieur de l’établissement.

Un cheminement est aussi souvent proposé, suggérant une déambulation autour de l’œuvre, avec un mobilier urbain. Quelques élèves ont placé le cartel de l’œuvre au cœur de leur projet de création.

Après avoir vu l’ensemble des travaux proposés par les élèves, les éléments récurrents se sont dégagés et la réflexion s’est portée sur les besoins nécessaires à la réalisation d’un projet commun et pérenne.

En 5 étapes :

  • Traitement de la végétation – sélectionner les végétaux qui peuvent rester autour de la sculpture et ceux qui doivent être enlevés pour permettre sa lisibilité dans une cohérence globale, à réaliser avec les agents techniques du lycée ;
  • Pose d’un gazon résistant suite aux modifications du paysage ;
  • Éclairage de l’œuvre – installation de projecteurs autour de l’œuvre, favorisant un système à énergie solaire si possible ;
  • Création et installation de mobiliers / bancs aux abords de l’œuvre
  • Signalétique: fabrication et installation du cartel de l’œuvre

 

Une exposition en préparation

A travers l’étude de l’œuvre d’André Borderie et les recherches réalisées par les élèves, une exposition prendra place dans la galerie de l’établissement en avril, présentant les études préparatoires, maquettes et photographies.

Les élèves se répartissent les phases de préparation comme suit :

  • Groupe 1 : présentation du projet,
  • Groupe 2 : 1% artistique,
  • Groupe 3 : biographie de l’artiste,
  • Groupe 4 : cartel et présentation de l’œuvre

L’ensemble constituant la médiation de l’exposition et du projet.

Le prochain rendez-vous aura lieu sur le terrain, face à l’œuvre, avec les agents techniques du lycée, pour lancer la première étape : redonner de la visibilité à l’œuvre d’André Borderie.

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L’oeuvre monumentale et le 1% artistique – Projet éducatif autour de l’oeuvre d’André Borderie au Lycée Amyot d’Inville – Séance 2

L’oeuvre monumentale et le 1% artistique – Projet éducatif autour de l’oeuvre d’André Borderie au Lycée Amyot d’Inville – Séance 2

Un projet au long cours

Après avoir découvert le travail d’André Borderie, et échanger avec Clément Borderie autour du travail de son père, les élèves en Brevet des Métiers d’Art du Lycée Amyot d’Inville ont reçu, durant cette seconde séance, des apports théorique sur le dispositif du 1% artistique : son origine, ses objectifs, son fonctionnement. Nous avons ainsi échanger avec Clément Borderie sur son expérience personnelle, en tant qu’artiste au regard de ce dispositif d’état, au cours de la seconde séance avec les élèves, le 11 janvier 2021.

 

Le 1% artistique

Le 1% artistique dans les constructions publiques exprime la volonté de soutenir la création et de sensibiliser nos concitoyens à l’art de notre temps, « l’obligation de décoration des constructions publiques », communément appelée « 1% artistique » est une procédure spécifique de commande d’œuvres à des artistes qui s’impose à l’État, à ses établissements publics et aux collectivités territoriales. »

Depuis 1951, ce dispositif a donné lieu à plus de 12 300 projets se déployant sur l’ensemble du territoire et sollicitant plus de 4 000 artistes. Par la typologie des équipements concernés (bâtiments scolaires, commissariats, palais de justice…), le « 1% artistique » atteint un public très large et qui n’est pas nécessairement familier des lieux d’exposition. Le CNAP édite le Guide pratique du 1% artistique et de la commande publique, consultable en ligne.

L’œuvre du lycée est issue de ce dispositif, et reste à documenter.

 

Retranscrire ses idées sur le papier

La seconde partie de la séance est consacrée à la découverte de l’avancée des recherches et planches d’inspirations des élèves autour de l’œuvre d’André Borderie.

Au regard des propositions, les axes suivants sont précisés :

  • Identifier et définir les moyens techniques et humains pour les installations
  • Définir un planning
  • Estimer un budget
  • Prendre en considération la pérennité des installations, et leur entretien
  • Considérer les enjeux environnementaux

Ainsi, les planches d’inspirations dévoilent entre autre un traitement de la végétation, pour redonner de la visibilité à l’œuvre dans son espace.

L’ensemble est pensé pour être un nouvel espace de rencontre des élèves de l’établissement : s’y asseoir, s’y retrouver. Mettre de la lumière sur l’œuvre est également retrouvé dans les projet : la voir depuis l’extérieur du lycée, l’œuvre (re)devenant symbole de l’établissement.

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La couleur – PEPS, CFA Agricole du Paraclet à Cottenchy

La couleur – PEPS, CFA Agricole du Paraclet à Cottenchy

Françoise pour l’œuvre contemporaine accompagne une classe du CFA Agricole du Paraclet à Cottenchy dans la construction d’un projet individuelle autour du thème de « L’impact de la couleur sur le regardeur ». Par la découverte de l’histoire de l’art à travers des œuvres d’artistes dits « coloristes », les trois séances, toutes de quatre heures, ont pour but final la présentation individuelle d’un tableau de visualisation dans une volonté de donner des couleurs à son avenir.

1erséance – Lundi 16 Novembre 2020 : Lors de cette première rencontre, les élèves ont pu découvrir une histoire des arts à travers les enjeux de la couleur. Puis les lycéens, individuellement, ont été amenés à chercher images et couleurs pour la production d’un tableau de visualisation.

Composée d’une première partie théorique, les élèves ont bénéficié d’une présentation du partenaire culturel Françoise pour l’œuvre contemporaine. Ils ont pu comprendre les différentes actions que l’association réalise aux côtés des artistes (expositions, concours, résidences d’artistes, résidences internationales…). Puis, afin d’éveiller leur regard sur l’art, une présentation d’œuvre de l’antiquité à nos jours leur ont été montrées, questionnées et commentées afin de comprendre les symboliques des couleurs.

 

 

La séance s’est poursuivie, par une deuxième partie pratique. Dans la salle informatique, les élèves ont commencé leurs recherches de visuels (images, photos personnels …) pour leur tableau de visualisation. L’idée étant qu’ils se projettent dans leur avenir, professionnel ou personnel, et qu’ils retranscrivent par l’image et la couleur leurs aspirations profondes. Ce mood boardrevisité leur permettra d’avoir une vision d’ensemble de ce qu’ils désirent mettre en place dans leur futur.

 

2èmeséance – Lundi 7 Décembre 2020 : Toujours dans cette volonté de leur faire découvrir et se questionner face à un domaine jusqu’ici peu familier pour les jeunes garçons, cette deuxième visite auprès de cette classe du lycée agricole du Paraclet à Cottenchy a été l’occasion de continuer la découverte de l’histoire de l’art, des couleurs et des termes les caractérisant. Tout en élaborant leur tableau de visualisation.

 Durant les deux premières heures, une approche de la couleur dans la photographie leur a été apportée. Puis dans la continuité de compréhension de la couleur, un apport théorique sur la définition des termes caractérisant les couleurs (dégradé, saturation, teintes, nuances …) a été étudié, afin de développer leur sensibilité, leur imaginaire et leur esprit critique à l’oral.

La séance s’est poursuivie, une fois encore en salle informatique par la découverte de CANVA pour réaliser leur tableau de visualisation à partir des visuels enregistrés lors de la première séance. Toujours avec pour idée principale, de retranscrire leur projection dans leur avenir professionnel ou personnel par une couleur.

 

3èmeséance – Lundi 4 Janvier 2020 : Cette dernière séance auprès des jeunes garçons a permis de conclure cette introduction à l’histoire de l’art dans l’intention d’enrichir, compléter ou souligner leurs apports visuels personnels. Cela a donné lieu à la présentation finale de leur tableau de visualisation, chacun ayant quelques minutes pour la réaliser.

Afin de conclure cet atelier avec les lycéens, un échange a eu lieu autour de la correspondance entre couleur et musique, tous deux des éléments provocateurs d’émotions. L’idée principale était de leur montrer que la couleur inspire différents arts, mais aussi qu’une correspondance existe entre ces arts. La musique a inspiré beaucoup de peintres tout au long des époques. Et afin d’en illustrer son rythme, ses résonnances, ses répétitions les peintres comme Vassily Kandinsky, Paul Klee ou le couple Sonia et Robert Delaunay ont utilisé les formes et les couleurs pour véhiculer des sensations et bouleverser l’espace de la toile.

Enfin, les dernières heures furent dédiées à la restitution de leurs tableaux de visualisation, devant leurs camarades. Les émotions provoquées par les œuvres présentées se sont répercutées dans certains travaux.

 

 

 

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L’oeuvre monumentale et le 1% artistique – Projet éducatif autour de l’oeuvre d’André Borderie au Lycée Amyot d’Inville

L’oeuvre monumentale et le 1% artistique – Projet éducatif autour de l’oeuvre d’André Borderie au Lycée Amyot d’Inville

La Fabrique de l’Esprit accompagne, avec l’artiste senlisien Clément Borderie, le lycée Amyot d’Inville de Senlis dans la redécouverte d’une oeuvre monumentale réalisée par André Borderie dans le cadre du programme 1% artistique dans l’enceinte du lycée. L’oeuvre peu documentée et peu visible doit être valorisée et être rendue plus familière et accessible aux élèves du lycée et usagers quotidiens de l’établissement.

Doté d’une formation spécialisée dans les métiers d’art, le lycée propose aux élèves d’accomplir un travail de documentation, de valorisation et de préservation de l’oeuvre en acier corten.

Le lundi 12 septembre se tenait la première rencontre entre les élèves de première et terminale, la Fabrique de l’Esprit et Clément Borderie. Un projet en 5 étapes avec pour conclusion une exposition des travaux réalisés durant le projet par les élèves et les agents techniques impliqués.

Durant cette première séance, les élèves se sont confrontés à l’oeuvre et ont décryptés sont environnement direct, sous la végétation.

Matinée : Au lycée Amyot d’Inville, présentation des partenaires et présentation théorique sur le travail d’André Borderie et son histoire par Clément Borderie ; découverte de l’oeuvre in-situ et recueil des premières impressions, réalisation de croquis et notes par les élèves.

Après-midi : Visites autour de l’oeuvre d’André Borderie guidées par Clément Borderie

  • Exposition André Borderie à la Galerie Gilbert Dufois, Senlis

La galerie Gilbert Dufois expose jusqu’au 17 octobre des dessins et peintures d’André Borderie. L’exposition dévoile l’importance pour l’artiste de travailler en commun avec des artisans sur des projets monumentaux. Ses peintures, qui étaient peu montrées, sont pourtant au coeur de sa carrière artistique et révèle une volonté de recherche constante sur les matières chromatiques.

L’exposition est visible jusqu’au 17 octobre 2020.

 

  • Exposition des tapisseries d’André Borderie au prieuré Saint Maurice : découverte du travail de lissier

Clément Broderie explique ici l’importance du travail de la tapisserie dans la carrière artistique de son père. Ce dernier se tourne vers la conception de la tapisserie dans les années 1950. Nous retrouvons le jeu important de la lumière par des motifs abstraits, ici interrogés sur une autre matière qu’une toile, au regard de celles présentées à la Galerie Gilbert Dufois. L’exposition se dote ici d’un documentaire réalisé par le petit fils d’André Borderie, Maxime Borderie,  qui interroge et décrypte ce travail de tissage. Un échange constant entre les élèves et Clément Borderie à été réalisé afin de pouvoir comprendre au mieux la confection des dix-sept tapisseries ici exposées. De plus, ce dernier ayant lui même travaillé dans la confection de la tapisserie a pu ainsi expliquer les techniques, horizontales et verticales, aux élèves mais aussi l’importance des cartons de grandeur qui sert de maquette pour le lissier. Les élèves curieux, incités par leurs professeurs, ce sont aussi questionnés sur le rendu de ses tapisseries dans ce lieu d’exposition différent d’une galerie.

L’exposition est visible jusqu’au 20 octobre.

 

 

  • Visite de l’atelier d’André Borderie : découverte de l’atelier, des maquettes, histoire et évolution du travail de l’artiste

Entre explications et anecdotes sur le travail de son père, Clément Borderie aborde dans cet espace de travail mais aussi de vie, sa mère elle-même artiste, importante et influente dans la carrière artistique de son mari. La visite de l’atelier permet de découvrir diverses maquettes, peintures, photographies et notes, en lien avec les projets monumentaux des commandes publiques, et ainsi les élèves ont pu faire un lien avec ce qui a été vu le matin même au lycée.

 

 

 

 

 

André Borderie

Né le 20 décembre 1923, en Gironde et mort en octobre 1998 à Senlis.

André Borderie est peintre, céramiste, sculpteur et cartonnier de tapisserie. Un artiste complet dont ses premières oeuvres vont être influencées par les dessins et les peintures de Paul Klee. Son oeuvre fut emprunte de monumentalité, avec une recherche constante de l’espace et de la lumière, notamment par le prisme de la tapisserie. Ainsi en 1955, il intègre le groupe Espace dans une volonté de construire et d’imaginer l’art en milieu urbain, que l’on retrouve par la construction de fontaine ou de bas-reliefs.

En 1963, il obtient le prix de la Tapisserie Française avec Rue de la Paix, tissée aux Gobelins.

 

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Meilleurs vœux 2020 !

Meilleurs vœux 2020 !

La Fabrique de l’Esprit est née en 2013 d’une volonté d’Estelle Francès, fondatrice de l’entreprise ARROI, d’œuvrer pour l’éducation artistique et culturelle.

Cette année encore, elle souhaite poursuivre ses actions, cours, projets éducatifs, résidences, expériences artistiques,… pour sensibiliser un large public à l’art, facteur de compréhension et de questionnement de la société contemporaine.

Merci pour votre soutien et votre présence, et très bonne année à tous !

 

 

Création FAT Studio.

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La Fabrique de l’Esprit change de visage !

La Fabrique de l’Esprit change de visage !

La Fabrique de l’Esprit a fait appel à deux graphistes, Justine Lhote et Camille Weber, pour repenser son identité visuelle. Dans quelques jours, vous découvrirez le nouveau logo de l’association, portrait de son engagement : la construction d’une éducation artistique et le plaisir de la découverte. Fondatrices du FAT Studio, les deux designers ont fait appel à l’imaginaire de l’architecture, de la transformation, du volume ou encore de la construction pour imaginer une création graphique dynamique et ludique, au plus près des valeurs de la Fabrique.

Des jeux de construction pour enfant aux œuvres de Daniel Buren, François Morellet ou encore Sol Lewitt, en passant par les architectures de nos buildings contemporains, la nouvelle charte de l’association sera un clin d’œil à de nombreux éléments qui construisent le jeu, la découverte et la culture de chacun, à tout âge.

 

 

 

Les artistes

Justine Lhote est diplômée des Beaux-Arts de Lyon. Designer graphique indépendante inspirée notamment par Hans-Rudolf Lutz, elle s’intéresse particulièrement à l’imprimé et au digital. Elle a d’ailleurs conçu une revue en ligne, Pratiques, qui se penche sur la question de l’édition d’aujourd’hui, et en présente de multiples projets actuels.

Camille Weber, aussi diplômée de l’ENSBA Lyon, se spécialise dans l’utilisation des imprimés, et notamment des typographies. Apprentie peintre en lettres, elle a découvert et étudié par ses voyages et expériences des conventions graphiques spécifiques au monde politique et médiatique d’aujourd’hui.

Découvrez leur travail sur Instagram par ici !

 

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#Education – La réparation au collège Albéric Magnard de Senlis

#Education – La réparation au collège Albéric Magnard de Senlis

La Fabrique de l’Esprit poursuit ses projets scolaires avec le CDDC « La réparation » au collège Anne-Marie Javouhey de Senlis.

Pour leur première séance, les élèves ont abordé la notion de réparation à l’appui d’œuvres d’art anciennes et contemporaines : réparation de l’objet, de l’humain, de l’Histoire et de la société.
Ils ont pu découvrir que certains artistes abordent cette notion à travers des réalisations plastiques en prenant l’exemple de l’artiste Kader Attia dont ils ont découvert les œuvres à la fondation Francès (Senlis).

Lors des séances suivantes, les élèves ont pu imaginer leurs propres réalisations en partant du constat que leur établissement a subit lui aussi des traumatismes, blessures visibles et permanentes.

L’idée était lancée : les élèves ont chercher à révéler les fissures présentent sur les murs, les sols, les marches de leur collège. Fissures soulignées, surlignées, mises en couleur, mises en musique, transférées sur papier. Toutes les techniques ont été mises à contribution : papier, peinture acrylique, gouache, craie…

Un résultat semi-permanent à l’extérieur et plus pérenne à l’intérieur.

Une « réparation » visible aux yeux de tous les collégiens.

 

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Clément Borderie – Résidence Art & Sciences

Clément Borderie – Résidence Art & Sciences

Clément Borderie, artiste senlisien, est en résidence pour La Fabrique de l’Esprit au parc écologique de Senlis

Dans le cadre du dispositif Senlis, un(e) artiste, la Mairie de Senlis proposait à Clément Borderie d’installer ses structures au cœur du parc écologique senlisien le 13 février dernier.

A l’initiative de l’artiste, la Fabrique de l’Esprit l’invite pour sa résidence Art & Sciences à développer avec lui un programme éducatif pour les écoles, collèges et lycées du territoire, pour l’année scolaire 2019-2020.

La première action de ce programme aura lieu au printemps 2019, puisque des élèves de lycée vont installer aux côtés de l’artiste les toiles sur les structures actuellement installées dans le parc, afin de recueillir les traces et sédiments de la nature au gré des journées et des saisons.

 

Le programme Art & Sciences

Depuis 2016, La Fabrique de l’Esprit explore la porosité entre arts et sciences, pour permettre au sujet scientifique de se révéler avec la création artistique, en lien avec les préoccupations environnementales actuelles.

L’association s’investit dans cette expérimentation à travers ses résidences #LeLab, qui ont accueilli Mathieu Corticchiato et Lucas Dauverge, puis Amandine Arcelli.

Elle développe aussi des programmes éducatifs sur cette thématique, avec les plus jeunes autour de l’exposition de Claire Morgan à la Fondation Francès en 2017, et avec les collèges et lycées autour de la bio-inspiration et de l’art et le vivant.

 

La résidence d’artiste

Elle permet à un artiste de développer ses recherches et sa création en immersion dans une structure, une entreprise, un atelier, ou, dans ce cas précis, un lieu ouvert. Il peut ainsi prendre le temps de travailler son processus créatif et de s’immerger dans le lieu qui l’accueille.

Au parc écologique, Clément Borderie travaillera ainsi en lien avec la nature et récupèrera, grâce à ses toiles tendues sur ses structures métalliques, l’empreinte du hasard de la vie naturelle du parc.

 

 

L’artiste               

Clément Borderie crée des installations qui s’apparentent à l’art de la sculpture et de la peinture. Il veut capturer l’essence d’un lieu, créer sa carte d’identité spatio-temporelle, et révéler ce qui est imperceptible, c’est-à-dire ces petits détails qui nous échappent ordinairement. Dans la nature, il installe des structures métalliques de formes et de tailles variées, sur lesquelles il étire des toiles. Dans ce type d’installation, il laisse les toiles réagir avec les éléments qui se traduisent par des motifs et des marquages uniques au fil du temps et de la transition des saisons. Désormais, ces toiles blanches deviennent un espace de création expérimentale.

Né en 1960 à Senlis, l’artiste est diplômé des Manufactures Nationales des Gobelins-Mobilier National Paris en 1983, et vit et travaille à Paris.

Il est particulièrement attaché à la transmission de son travail auprès du jeune public. La Fabrique de l’Esprit l’accompagne donc dans la médiation de son œuvre auprès des scolaires.

 

Les étapes du projet

Février 2019 : installation des structures dans le parc, dites « matrices ». Elles ne forment pas les œuvres, mais accueilleront les toiles au printemps.

Printemps 2019 : avec l’aide des lycéens de la région, mise en place des toiles sur les matrices, en compagnie de l’artiste.

Septembre 2019 : lancement des programmes éducatifs avec les écoles, collèges et lycées territoriaux. Les lycéens ayant posé les toiles sur les structures découvriront les premières marques de la nature sur les toiles.

 

 

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