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Journée internationale de la Paix 2018

Journée internationale de la Paix 2018

Ce vendredi 21 septembre 2018 est célébrée la Journée internationale de la Paix. En tant que Club pour l’UNESCO, La Fabrique de l’Esprit soutient cette initiative et perpétue son programme Art & Paix, car l’éducation est le pilier de l’épanouissement de chacun et d’une paix durable.

Le 10 septembre dernier, l’UNESCO accueillait à Paris la réunion internationale pour « faire revivre l’esprit de Mossoul », lors de laquelle la directrice de l’Unesco, Audrey Azoulay, expliquait les enjeux d’éducation et de culture pour ces régions au journal Le Monde :

« On veut contribuer à la reconstruction de l’Irak, en commençant par l’éducation et la culture, qui sont les conditions du rétablissement d’une paix durable et d’une réconciliation pouvant permettre le retour des réfugiés. On a choisi Mossoul, qui est un symbole de l’Irak dans sa diversité culturelle, intellectuelle et universitaire, et qui a été délibérément détruite. Il y a déjà beaucoup d’initiatives de la société civile. Nous voulons les aider en coordonnant des projets qui existaient de façon forte à Mossoul et en faisaient l’identité. Nous allons participer à la reconstruction humaine, là où l’Unesco a une valeur ajoutée – le patrimoine culturel, l’éducation et la prévention de l’extrémisme – et avec le multilatéralisme qui nous caractérise. »

Ces mots raisonnent pour La Fabrique de l’Esprit, qui souhaite poursuivre son engagement pour l’éducation artistique en faveur de la paix.

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Cours d’histoire de l’art – Programme 2018-2019

Cours d’histoire de l’art – Programme 2018-2019

La Fabrique de l’Esprit fait sa rentrée et vous propose des cours d’histoire de l’art toute l’année pour petits et grands !

Renaissance italienne, école du Bauhaus, ready-made ou encore photographie contemporaine, découvrez un large panel de thématiques, à voir en cycle entier ou à la carte.

Téléchargez le programme en pdf pour connaître les horaires et les tarifs 2018-2019.

 

Cours adultes le lundi et le jeudi, à 15h30 et/ou 17h.

Cours jeune public le mercredi à 14h et le samedi à 10h ou 14h.

 

Contactez-nous pour plus d’informations au 03 44 56 21 35, litote@lafabriquedelesprit.fr.

 

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#Forum des associations, Senlis – 8 septembre 2018

#Forum des associations, Senlis – 8 septembre 2018

La Fabrique de l’Esprit participe au forum des associations de la ville de Senlis, le samedi 8 septembre prochain.

Mouvement DADA, photographie contemporaine, Renaissance italienne, confrontation entre des artistes de la collection Francès… venez découvrir et/ou vous inscrire à cette occasion à notre programme de cours d’histoire de l’art sur mesure pour adultes, 6-10 ans et 11-15 ans !

Notre équipe vous attend pour répondre à toutes vos questions de 10h à 18h au Complexe sportif Yves Carlier, Maison des loisirs de Senlis. Pour en savoir plus sur notre stand, c’est par ici.

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#LeLab – Amandine Arcelli présentée aux Journées Européennes du Patrimoine

#LeLab – Amandine Arcelli présentée aux Journées Européennes du Patrimoine

La Fabrique de l’Esprit participe cette année aux Journées Européennes du Patrimoine le 15 et 16 septembre 2018, et ouvre les portes de la fondation Francès gratuitement, où sont exposés pour leurs derniers jours « La Fabrique de l’Esprit, du regard à l’expérience » et les travaux d’Amandine Arcelli, artiste en résidence dans le cadre du programme de recherches et d’expérimentations LeLab.

Cette année, suivant la thématique de « L’art du partage », nous proposons une rencontre avec Amandine Arcelli autour de son travail, lors de workshops, ateliers pratiques menées par l’artiste elle-même autour de son travail sur les matériaux bruts.

Rencontre-workshop avec Amandine Arcelli le samedi 15 septembre 2018 :

11h -12h
14h – 15h
16h -17h

Ouverture des expositions en entrée libre de 11h00 à 19h00 le samedi et le dimanche.

Le programme est à retrouver sur le site de la fondation Francès.

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#L’œil Éclos n°5 – Markus Akesson

#L’œil Éclos n°5 – Markus Akesson

Il se retourne et me regarde. J’aimerais lui parler, lui demander de rentrer, de me ramener chez moi mais rien n’y fait, je reste pétrifiée face à cette tête blonde d’une beauté pure et sans artifice.
Le fin trait rouge qui parcourt son bras frêle confirme ma pensée, l’enfant n’est pas seul.
Les autres sont cachés, sans doute dans les arbres, ils préparent leur prochain mauvais coups. On ne peut pas leur en vouloir, vous auriez fait la même chose à leur place: une bande de morveux dans un monde où l’on ne grandit pas, où l’on reste enfant.
J’aperçois au loin l’arbre du pendu et cette cabane perchée, peut être dorment-ils.
Les enfants perdus dorment ou se bagarrent, en même temps il faut bien avouer que ces indiens sont coriaces et que bien souvent ils le méritent.

Il continue de me regarder mais ne reconnait pas les traits de l’enfance effacés par le temps. Je m’approche, je voudrais lui expliquer mais je me demande si il comprendrait, peut être qu’après tout ce temps nous ne parlons simplement plus la même langue.
Je lui souris il penche la tête et je comprends : j’attrape mes deux oreilles du bout des doigts, je tire la langue et tente d’apercevoir le bout de mon nez.
Ses yeux s’écarquillent, il reste transis quelques instants entre stupéfaction et émerveillement.
je le laisse partir, courir à toute jambe. Bientôt ils seront tous là.

L’attente est interminable. Cela fait des années que j’attends ce moment : de revenir ici, de tout leur raconter.
J’entends des cris, des bruits de pas puis je les aperçois, tout les six. Ils n’ont pas grandis, ils n’ont pas changé.
Ils arrivent à ma hauteur.
« Peter Pan c’est bien toi? » .

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C’est les vacances !

C’est les vacances !

La Fabrique de l’Esprit prend des vacances !

Retrouvez-nous le 20 août pour la suite de nos projets, et d’ici là, sur notre page Facebook pour les actus de l’été.

 

Visuel : Martin Parr, « New Brighton Merseyside the last resort », collection Francès

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#L’œil Éclos n°4

#L’œil Éclos n°4

Les mains tendus, ils essayent désespérément, semble-t-il, de saisir quelque chose d’invisible, le néant.

Ces hommes arrachés à leur décor, étalés sur fond noir, deviennent une fin en soit. Une partie devient alors un tout, une œuvre synecdoque où les personnages paraissent sortis de nul part, où chaque bras semble appartenir au même homme, une réincarnation de Kali, déesse excessivement membrée.

Ce lugubre engouement laisse à son spectateur le soin d’en spéculer lui même la cause. Un match de foot? Un concert? Mais pourquoi une telle tristesse?
Comme un adieu symbolique, une main tend un mouchoir. Image métaphorique.

Cette abandon de soi, une référence à la pyramide sinistre de Géricault qui offre au tableau de Matthieu Boucherit une vision macabre. Ces hommes se raccrochent à la vie, ou à la mort.
Le visage perdu au milieu de cette cohue est alors peint d’une affliction qui laisse sans voix.
On se perd facilement à tenter désespérément de déterminer le sens de cette toile avant de se rendre compte qu’elle n’a de sens qu’elle même, que chacun devient alors libre de choisir. Quand je vois une souffrance, certains voient un visage simplement pantois et des mains animées par l’espoir.

On découvre alors l’intérêt singulier de cette œuvre: l’imagination.
Une photographie dont on a retiré le fond, un acte dont on a retiré l’argument.

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#L’œil Éclos n°3 – Laure Prouvost

#L’œil Éclos n°3 – Laure Prouvost

Une poêle qui se balade au dessus de nos têtes, accrochée à la cime d’une branche recouverte de coquilles d’œufs cassées dont le jaune encore frais va bientôt faire une petite tâche jaune sur le parquet de la pièce.
On ne voit qu’elle, volets ouverts dans la rue, en rentrant, dominant toutes les œuvres comme une délicieuse illusion printanière.

Cette œuvre est comme figée dans le temps.
La sculpture de Laure Prouvost me transporte dans un monde bucolique, les teintes rappelant étrangement celle d’un cerisier en fleur.
Cette vision me semblerait tout droit sortie de mon imagination, la nature traverse les murs et s’invite dans nos maisons: une idée dans l’air du temps.
Un oiseau est perché, fixant tristement la poêle. Il n’est pas à sa place dans cette salle, il a été amené ici avec cette branche. J’y vois comme une allégorie, celle du mal qui ronge nos forêts et prive la faune de leur habitat. Notre culture au profit de leur disparition, une image très engagée.

« Que cache la poêle? », c’est la question que l’on se pose au premier regard. On contourne l’œuvre, doucement, le long d’une mise à distance faite à l’adhésif blanc.
Sur la pointe des pieds je tente de découvrir son contenu: un œuf.
Tarzan s’est fait cuir des œufs. On voit encore ses traces de doigts le long de la branche qu’il a escaladé.
Il n’est pas facile de cuisiner perché en haut d’un arbre, les coquilles cassées laissent penser que ce sauvage est plus adroit à grimper aux arbres qu’à préparer le petit déjeuner: pas étonnant quand on sait que ce bon vieux Tarzan fait tout avec ses pieds.
Il s’en est allé, son foyer détruit. Une espère rare encore disparue comme pour allonger le tableau de chasse de l’espèce humaine.

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#ClubUnesco – Exposition « Les mains de la Paix »

#ClubUnesco – Exposition « Les mains de la Paix »

Le Club Unesco de La Rochelle s’est associé à Séverine Desmarest et son projet « Les mains de la Paix ». Son exposition de photographies est actuellement présentée au Cloître des Dames Blanches de la ville, du 5 juillet au 21 septembre 2018.

L’exposition est une galerie de portraits de personnes célèbres ou anonymes œuvrant au quotidien en faveur de la paix.

La diversité de ses champs d’action illustre l’immensité des territoires à conquérir pour établir la mission de l’UNESCO. Lutte contre la pauvreté, prévention des conflits, développement durable, égalité des chances, défense des droits des femmes, éducation et protection de l’enfance constituent quelques-uns des combats pour un nouvel humanisme.

La Fabrique de l’Esprit, membre des Clubs pour l’Unesco, promeut cette exposition et invite à découvrir le traitement de la thématique de la paix dans l’art via les œuvres de la collection Francès.

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#L’œil Éclos n°2 – Berlinde de Bruyckere

#L’œil Éclos n°2 – Berlinde de Bruyckere

Au premier regard, intriguée par tous ces éléments s’entremêlant j’ai cherché à déterminer un sens à cette œuvre avant de me rendre compte qu’ils étaient multiples.

J’ai tout de suite été fascinée par le travail de la matière. Dégoutée par l’aspect terriblement humain de ces charpies, elles ont également pu éveiller une curiosité, celle du toucher.
J’éprouve face à cette œuvre une irrépressible envie de ressentir la matière afin d’élucider le mystère autour de cette carnation provocante.

Berlinde de Bruyckere nous livre une œuvre en relief, une sculpture de cire, de bois et de tissu dans laquelle chaque dimension compte: la faune frôle la flore.
La cire donne l’idée de chair décomposée, putréfiée. La mort côtoie le désir, celui de la chair nue comme un péché.
Cette vision cadavérique me dérange et souffle tel un vent morbide sur la pièce, au milieu de tout ces portraits illustrant la vie, la jeunesse, la vieillesse.
Blessée, la peau est enroulée autour d’un tissu qui lui sert de bandage, je les imagine pansant ces derniers lambeaux de peau. Cette œuvre animale placée sous sa cloche comme pour éviter l’odeur de se répandre est présentée comme un trophée sauvage tel un acte de cannibalisme.

La violence de la sculpture contraste de manière saisissante avec la peinture de Naoto Kawahara.

La nudité rapproche ces deux œuvres qui se distinguent cependant par l’idée qui s’en répand.
Les couleurs rosées de la peinture de l’artiste japonais évoque le teint des chérubins de Raphaël comme symbole de sainteté s’opposant en tout point à l’idée de mort et de péché émanant de la composition de l’artiste gantoise.
Ces deux œuvres, disposées l’une derrière l’autre, forment un duo alors parfait antonyme l’une de l’autre.

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